Bienvenue dans l’univers d’Oscar, Yorkshire Terrier blogueur

Moi, c’est Oscar, Yorkshire Terrier blogueur… et observateur très sérieux du comportement des humains ! Avec Sandy, ma petite sœur de cœur et partenaire officielle d’aventures, je vous raconte notre quotidien, nos escapades, nos rencontres, nos bêtises… et tout ce que les humains font de parfois très étrange. Ici, vous trouverez aussi des conseils sur la vie avec les Yorkshire Terriers et les petits chiens, grâce à Marielle Branger, notre humaine et éducatrice spécialisée.

Le journal d'Oscar : Concours d’obéissance à Cernay

Journal d’Oscar : au concours d’obéissance à Cernay, j’avais mal partout… sauf pour mes exercices préférés !

Bonjour. C’est Oscar.

Aujourd’hui, je vais vous raconter une nouvelle aventure sportive. Enfin… sportive, c’est un grand mot. Disons que Maman avait prévu de faire de l’obéissance, tandis que moi, j’avais prévu de gérer mes efforts en fonction de mes envies.

Nous sommes allés en concours à Cernay, en septembre. Un concours d’obéissance, avec un terrain, des exercices, des chiens concentrés, des humains un peu tendus… et surtout, surtout : il faisait chaud !

Je vous le dis tout de suite : dans ces conditions, il faut savoir prendre soin de soi.

Et moi, Oscar, je suis un chien qui connaît ses limites. Enfin, surtout quand un exercice ne me plaît pas trop.

☀️ À Cernay, la chaleur, c’est mauvais pour les articulations !

Nous voilà arrivés au concours. Maman est prête, elle a son petit programme dans la tête et elle semble croire que nous allons tout faire comme à l’entraînement.

C’est mignon.

Moi, j’ai observé le terrain, senti l’ambiance et évalué la température.

Verdict : il faisait chaud.

Très chaud, dans ma petite tête de Yorkshire.

Maman m’a regardé avec son air habituel :

— Allez Oscar, on va montrer ce que tu sais faire !

J’ai immédiatement compris qu’il allait falloir négocier.

Parce qu’un concours, c’est bien joli, mais il faut aussi penser au confort de l’athlète. Et l’athlète, ici, c’est moi.

🐾 La suite au pied : une épreuve particulièrement douloureuse

Premier problème : la suite au pied.

Normalement, je sais marcher avec Maman. Je sais même très bien le faire quand j’ai décidé que c’était intéressant.

Mais ce jour-là, bizarrement, mes petites pattes semblaient peser une tonne. Mon dos n’était plus tout à fait d’accord. Mes articulations avaient visiblement organisé une réunion de crise.

J’avançais avec toute la motivation d’un Yorkshire qu’on aurait invité à ranger ses jouets.

Maman, elle, continuait d’avancer.

Moi, je me disais :

« Mais enfin, Maman ! Tu ne vois donc pas que je suis un chien fragilisé par les conditions climatiques ? On ne peut pas demander à un sportif de haut niveau de marcher comme si de rien n’était quand le soleil tape sur son pelage ! »

Maman n’a pas semblé convaincue.

Elle a même eu l’audace de me demander de continuer.

Franchement, il y a des jours où je me demande si elle comprend vraiment les besoins d’un Yorkshire.

🚶 Les blocages en marchant : un petit oubli, ça arrive !

Ensuite, il y avait les blocages en marchant.

Le principe est simple : on marche, Maman me demande de m’arrêter, et je m’arrête. Puis on repart et on recommence.

Enfin… en théorie.

Parce que ce jour-là, j’ai parfaitement géré le premier blocage.

Le deuxième, en revanche…

Quel deuxième ?

J’étais lancé dans ma promenade, occupé à avancer avec ce qu’il me restait de dignité sous cette chaleur, et j’ai tout simplement oublié qu’il fallait en faire un autre.

Oui, oublié.

Ça peut arriver à tout le monde, non ?

Maman avait pourtant l’air de penser que ce n’était pas un détail.

Elle attendait quelque chose. Moi, je continuais.

Et quand j’ai compris qu’elle espérait encore un arrêt, il était un peu tard pour faire semblant de ne pas avoir entendu.

« Maman, tu aurais pu me prévenir ! Il fait chaud, je dois économiser mes neurones, et tu voudrais en plus que je mémorise le nombre exact de blocages ? »

Décidément, les concours demandent une organisation impressionnante.

🎯 Le carré, le directionnel et l’odorat : là, je redeviens un champion !

Heureusement, tout n’a pas été catastrophique.

Il y a des exercices que j’aime vraiment. Des exercices qui me parlent, qui m’intéressent et qui me donnent envie de participer.

Le carré, par exemple.

Là, je sais ce qu’on attend de moi. J’ai un objectif, je peux m’appliquer et montrer que je ne suis pas simplement un petit chien qui se promène sur un terrain en attendant l’heure du goûter.

Le directionnel aussi ! J’aime bien cet exercice. Il faut réfléchir, écouter les indications et aller au bon endroit.

Et puis il y a l’odorat.

Ah, l’odorat !

Enfin une activité qui respecte mes compétences naturelles. Un Yorkshire possède un nez, tout de même. Ce serait dommage de ne pas lui permettre de s’en servir.

Sur ces exercices-là, j’étais bien plus volontaire.

Maman a pu retrouver un peu d’espoir.

« Vous voyez, chers lecteurs ? Je ne suis pas fainéant. Je suis sélectif. Je donne le meilleur de moi-même dans les disciplines qui m’inspirent. C’est très différent. »

Le carré, le directionnel, l’odorat : voilà des activités dignes de mon talent !

La suite au pied sous la chaleur ? Beaucoup moins.

Le deuxième blocage ? Apparemment, un détail administratif.

🤔 Maman n’a pas tout à fait la même analyse que moi

À la fin du concours, Maman avait probablement quelques petites choses à revoir dans sa tête.

Moi, j’avais surtout retenu que j’avais réussi les exercices qui me plaisaient et que j’avais trouvé des solutions très personnelles pour les autres.

Maman appelle cela des points à travailler.

Moi, j’appelle cela une marge de progression.

C’est important de savoir employer les bons mots.

Bien sûr, je sais que nous avons encore du travail. Je ne suis pas né avec toutes les réponses, même si je trouve que j’ai déjà beaucoup de qualités.

Il faudra retravailler la suite au pied, les transitions et ces fameux blocages en marchant. Maman aimerait que je sois plus régulier, même quand les conditions ne sont pas idéales.

Elle a peut-être raison.

Mais je tiens à préciser que je reste un petit Yorkshire, pas une machine à exécuter des exercices !

Et puis, entre nous, si tous les concours se déroulaient avec une température idéale, des récompenses délicieuses et uniquement mes exercices préférés, je suis certain que mes performances seraient nettement différentes.

🏆 Le bilan d’Oscar : un concours avec des surprises

Ce concours à Cernay m’a rappelé une chose : je sais faire de beaux exercices, mais je ne les fais pas toujours avec la même motivation.

Quand un exercice me plaît, je peux me concentrer et donner le meilleur de moi-même.

Quand il me plaît moins, je trouve parfois que mes pattes sont lourdes, que ma mémoire me joue des tours ou que les circonstances ne sont vraiment pas favorables.

Maman, elle, voudrait que je sois aussi appliqué du début à la fin.

Nous avons donc encore quelques discussions à avoir… et quelques séances d’entraînement à prévoir !

Mais je suis certain que nous allons continuer à progresser ensemble. Après tout, l’obéissance est un sport d’équipe : Maman apprend à mieux me guider, et moi, j’apprends à ne pas choisir uniquement les exercices qui m’arrangent.

Enfin… je vais essayer.

Parce qu’il ne faudrait tout de même pas perdre ma personnalité en chemin !

Yorkinement… 🐾

Oscar, petit Yorkshire, grand spécialiste du carré, du directionnel et de l’odorat… et grand défenseur du droit à la pause quand il fait chaud !